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Ils étaient au CES et ils repartent à VivaTech, les Volumic3D, basés quartier Riquier à Nice, développent leur marché d’imprimantes 3D professionnels haute performance. Leurs références impressionnent et de Thalès à Michelin, grands groupes internationaux et industrie de haute technologie, s’intéressent à leur produit.

En juin Volumic3D aura 5 ans. Par rapport au premier jour de ce que vous vous étiez imaginés, vous en êtes où ?
On est vraiment restés sur la même ligne. On a eu la chance de pas avoir à changer notre chemin. Notre idée de départ était bonne, assez simple et globale : il n’y avait pas d’acteur français sur notre créneau de la fabrication d’imprimante 3D. C’est large, on a pris ce créneau et avons intégré dès l’origine la bonne technologie. Il y a différentes technologies dans la 3D, celle de nos machines est celle qui a le vent en poupe. Nous nous sommes aussi adressés dès le départ au milieu professionnel. Si on c’était plantés de cible au début, je ne t’aurais pas raconté la même histoire. Si nous étions allés vers le particulier pour développer des machines pas chères soit on n’existerait plus soit on aurait obligatoirement changé aujourd’hui notre fusil d’épaule. La cible c’est le concret, le côté terrain, aller voir les gens, rencontrer, sonder les vrais besoins et demandes avec un esprit critique, c’est essentiel. C’est ce qui a été important au début pour concevoir notre produit.

Aujourd’hui vous avez besoin de quoi pour vous développer, faire perdurer votre boîte ?
Nous sommes sur les défis de l’industrialisation ou de la semi-industrialisation. Pour vendre plus, il faut produire plus donc on est dans ces étapes là. Pour vendre plus, il faut que l’on soit plus vus. Ca commence par de la visibilité après tu vends plus, tu dois produire plus donc tu a besoin de plus de fonds pour développer. Il y a de l’achat de matière première. C’est faire une croissance à tous les niveaux : dans nos ventes, dans nos productions. On ne peut pas faire juste grossir une petite partie de l’histoire. On doit tout faire grossir. On avance en râteau sur trois niveaux.

Développer une activité industrielle ou semi-industrielle à Nice tu envisages ça comment ?
Ca s’envisage complètement à Nice, ce n’est pas antinomique pour ce que l’on fait. De Carros à Sophia ou des sites plus loin, il y a de quoi faire ici. C’est tout à fait possible, c’est plus une question de taxation française, économique ou de recrutement de compétences en local mais ça, tu l’as partout en France ! Très concrètement : soit tu vas faire fabriquer tes machines en Chine, comme tout le monde, soit tu les fais faire ici avec une approche différente. Du vrai “made in France” et des prix différents, une approche différente, un suivi différent. Nous, on n’a pas d’intérêt à aller sur Marseille, Paris ou Lyon, pour être dans une zone plus industrielle à notre stade de développement.

Le label French Tech Côte d’Azur c’est important ?
Ici avec la FrenchTech et Nice Start(s) Up, on est  dans le concret pour développer nos entreprises.Ce n’est pas juste un label, ici il y a de l’action, des choses menées. C’est  un plus dans les rencontres que l’on fait. Sur Paris par exemple, on va nous dire “A oui la French Tech à Nice !”, C’est un label. C’est connu, vous y êtes, on connaît quelqu’un. Tu sens qu’il y a toute une énergie qui est structurée, qui a ses réseaux, ses ambassadeurs. Au niveau local, avoir ces mêmes entités qui te permettent de te développer, localement, régionalement et même nationalement et internationalement pour des évènements, c’est très très appréciable. Pour toutes les startups, la clé c’est beaucoup la communication, la visibilité, faire connaître son produit, ce que l’on fait, ce qu’on développe et faciliter l’accès à de vrais interlocuteurs. L’exemple concret c’est la soirée Veolia – Nice Start(s) Up, on s’est rencontrés dans un cadre précis. On a fait connaissance, on s’est revus après. Si nous étions aller taper à leur porte par les moyens traditionnels, on ne les aurait pas vu parce-qu’ils sont très sollicités. Ensuite quand tu es dans un événement beaucoup plus convivial, la porte est ouverte, les conversations se font simplement. Objectivement tant que tu as un bon produit, Nice Start(s) Up, la French tech Côte d’Azur sont des accélérateurs.

Propos recueillis auprès de Stéphane Malaussena, co-fondateur Volumic3D