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Créée en 2018, The Virtual Propaganders veut devenir une plateforme LXP pour insuffler la réalité virtuelle dans l’apprentissage. 

C’est quoi l’idée de départ de The Virtual Propaganders ?
C’est de proposer des solutions immersives aux entreprises au travers de deux technos : la réalité virtuelle et la réalité augmentée. La réalité virtuelle est l’axe principal. J’ai découvert cette techno en même temps que j’ai donné des cours à Mediaschool. J’ai trouvé que les étudiants manquaient de concentration, j’ai pensé que c’était générationnel. J’ai trouvé dans des études sur le temps de concentration que celui des jeunes générations était de 7 minutes. Je me suis dit qu’il y avait certainement une piste à trouver du côté de la réalité virtuelle (VR).

Vous en êtes où aujourd’hui ?
Ce qui est intéressant aujourd’hui dans la VR ce sont les retours sur l’apprentissage. La VR est un facilitateur d’apprentissage prouvé. Une université de médecine a fait des tests sur 20 internes qui apprenaient le travail de chirurgie osseuse, le premier groupe selon la méthode traditionnelle et le second en VR. Lors du test de fin d’année, les étudiants qui avaient suivi les cours en VR ont eu des résultats 148% supérieurs à ceux qui avaient suivi la formation traditionnelle. Ces marqueurs font dire que la VR dans l’apprentissage est une bonne idée.

Il vous faut quoi maintenant pour développer votre plateforme ?
La réalité augmentée nous a permis de gagner de l’argent et d’avancer sur notre projet central : la réalité virtuelle. Aujourd’hui The Virtual Propaganders veut participer à la révolution de l’apprentissage en créant une LXP (Learning Experience Plateform). Il existe déjà des plateformes qui gèrent des parcours de formation ou d’apprentissage de manière digitale. Le LXP c’est le nouveau né qui s’intègre au quotidien de travail basé sur le principe de Netflix. Tu as suivi un parcours de formation d’histoire, un algorithme propose d’autres formations liées au sujet. Notre volonté est de créer la première plateforme LXP en réalité virtuelle. Nous avons créé la société en mars 2018, aujourd’hui nous avons notre panel d’utilisateurs, un potentiel client important dans la formation. Nous travaillons sur notre prototype grâce notamment à une subvention BPI qui a participé à l’investissement matériel et aux ressources humaines.

Comment te sens-tu dans l’écosystème local, en quoi cela t’aide ?
J’ai trouvé un élément de réponse par exemple avec le French Tech Tremplin qui est un process assez sain. L’idée de travailler avec quelqu’un pendant six mois m’intéresse. Il faut prendre un temps pour se familiariser avec le monde des startups, les règles, le vocabulaire, s’immerger et comprendre le fonctionnement, c’est déroutant. Aujourd’hui ça peut aussi vouloir dire incubation. Il est difficile de savoir à qui s’adresser quand on veut lever des fonds. Ca reste encore une nébuleuse pour moi. J’ai besoin que l’on m’aide dans ce sens. Il m’est arrivé de pitcher dans des évènements et ensuite me rendre compte qu’il n’y avait aucun investisseur dans la salle. Il y a un secteur, un marché, il nous faut aujourd’hui être en équipe pour déposer un brevet. Et des fonds pour avancer sur les 3 ans de près d’un million d’euros. 

Propos recueillis auprès de Laurent Lacqua Fondateur de The Virtual Propaganders