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Quantilia a deux ans d’existence. Fondée par deux niçois, elle développe son marché en Europe avant de partir de l’autre côté de l’Atlantique. 

Où en êtes-vous après deux ans d’existence ?
Nous avons beaucoup avancé sur le produit pour aujourd’hui pouvoir rivaliser face à des entreprises beaucoup plus grosses que nous, beaucoup plus implantées. On a déjà signé des contrats à l’international sur plusieurs années, ce qui est important pour nous car cela montre que l’on s’inscrit dans la durée avec nos clients. C’est rassurant pour nous et pour les investisseurs. Nous sommes dans une industrie qui est très évolutive. Nos outils d’analyses de portefeuille s’adressent aux investisseurs institutionnels, les banques privées, les fonds de pension, les caisses de retraite. Ils gèrent beaucoup de volumes et cela devient compliqué notamment en terme de contraintes. Les habitudes de gestion évoluent. On s’ajuste en permanence. Cela nous amène aujourd’hui à être plus actif sur des problématiques que l’on n’aurait pu imaginer il y a deux ans. On va là où nos clients nous amènent. Aujourd’hui on propose des solutions qui n’auraient pas fait sens il y a 3 ou 4 ans.

Votre développement est principalement à l’international ?
Par définition tout ce que nous faisons est très global. Par exemple, aujourd’hui une caisse de retraite, au Japon ou en France, va investir dans les mêmes actions, diversifiées dans plusieurs pays différents, elle va acheter des fonds qui peuvent être les mêmes, etc.. Par définition, il y a beaucoup de similarités. Après bien sûr, il y a des particularités régionales, la régulation est différente, chacun a un contexte. Ce que nous proposons c’est une solution qui est globale sur les solutions d’investissement qu’elle permet de traiter mais qui s’applique à chacun, qui est très adaptable au contexte exact de chaque investisseur. Donc par vocation on est amené à aller à l’international. L’Europe c’est déjà très gros pour nous alors on se concentre sur cette région. Mais à terme les Etats-Unis sont un plus gros marché. On a pas mal d’ambitions et la vocation à aller dans tous les pays.

Par rapport à vos développements à l’international, votre situation à Nice, un atout, un inconvénient ?
C’est pas forcément intuitif pour les clients, certains nous ont demandés pourquoi on était installés ici. La France c’est un marché important mais c’est pas non plus le plus gros marché en Europe. Même si nous étions basés à Paris, nous devrions voyager beaucoup, rien qu’en Suisse, qui est juste à côté il y a énormément à faire. A Nice, on a un aéroport qui est super, on se rend compte que beaucoup d’investisseurs passent de temps en temps dans la région donc ce n’est pas un frein pour le business. Côté ressources humaines, c’est une région attractive, il ya plein de bons profils, de gens intéressants qui ont envie de s’implanter ici ou pour lesquels ce n’est pas un frein que nous soyons basés à Nice et à terme potentiellement pouvoir développer la société ici. 

Vos développements futurs et vos besoins ?
Ce que l’on cherche maintenant c’est à gagner en exposition, en visibilité. Quand les gens nous connaissent ça se passe très bien. On aimerait que plus de gens voient nos solutions. On va structurer une équipe de vente, à cheval entre les métiers de la finance et du software. On essaie de recruter ces doubles compétences, c’est plus compliqué. 

L’écosystème est utile en local ?
Il y a une différence avec Paris où il y a un microcosme autour de la fintech et en étant à Nice, nous ne sommes forcément pas dedans. A Nice, il ya de belles boîtes comme My Coach, Qwant, il y a de gros leaders, il y a certains secteurs qui ont l’air très actifs comme le médical. Nous dans notre secteur il n’y a pas une grosse tradition de travailler ensemble. C’est bien que des initiatives comme NSU mettent du liant. Il y a une certaine volonté politique, tu as des leaders comme Messina qui sont super bons, tu as plein de startups qui sont intéressantes, il faut réussir à mettre du lien là-dedans.

 

Propos recueillis auprès de Florian Garivier CEO, co-fondateur de Quantilia.