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 OGJHI : le compteur électrique nouvelle génération entre en phase pilote

Créée par Pierre Fournillé, la start-up OGHJI entend porter un autre regard sur nos vieux compteurs électriques, lui donner une vraie place au coeur de la consommation, en phase avec les questionnements de notre siècle. 

Comment est née l’idée ?
Assez simplement. A la base, je suis un tekos, j’ai fait des études dans la mécanique et l’électricité. J’ai ensuite bifurqué vers l’informatique. Finalement, je n’ai jamais travaillé dans l’électronique et la mécanique, si ce n’est mon stage de fin d’étude chez Valeo. A titre personnel, je suis très bricoleur notamment pour l’électricité. A chaque fois, je voyais ces tableaux électriques hors d’âge, c’est une techno qui a 50 ans aujourd’hui. Je me demandais pourquoi nous avions encore ce type de technologie alors qu’aujourd’hui tout est connecté et que nous avons des problématiques énergétiques et environnementales fortes. D’autant que ce boîtier a une position centrale au coeur de la maison puisqu’il relie tous nos circuits et est en contact avec les fournisseurs d’énergie. Je trouvais dommage que cette position privilégiée ne soit pas exploitée. On mélange tout ça, mes connaissances en électronique, celles en informatique et c’est ainsi qu’a été créé le tableau électrique OGHJI.

C’était quand ?
L’idée est venue petit à petit. Il y a environ 5 ans, j’ai commencé à me renseigner sur un dépôt de brevet avant de monter la boîte. Je travaillais encore chez Amadeus et à un moment j’ai décidé de sauter le pas pour me consacrer 100% à OGHJI. 

Aujourd’hui tu en es où ?
Nous avons le brevet ainsi que le prototype, ce qui nous a permis de valider la technologie. On fait évoluer le prototype aujourd’hui vers un produit commercialisable pour y ajouter toutes les fonctionnalités de confort, d’économie d’énergie, de pilotage à distance. Tout sera prêt cet été pour la certification. C’est pour nous obligatoire avant même d’entamer la phase pilote qui va nous permettre de valider le produit en réel. Cette phase va se dérouler à Monaco et sur notre territoire et nous permettre de valider les économies d’énergie. Aujourd’hui c’est théorique. Les économies dépendent aussi de l’utilisateur et de la façon dont il utilise l’outil et le paramètre et qu’elle est son appétence pour les économies. Le tableau ne fait pas tout tout seul, c’est un outil d’aide. La commercialisation est prévue pour 2022 en France et à Monaco, puis l’international en 2023. 

Vous cherchez à lever des fonds ?
Oui. Nous sommes actuellement en cours de levée de fonds d’amorçage pour la phase 2 de commercialisation. Nous avons besoin d’1 million d’euros. On recherche ainsi 500 000€ en levée d’amorçage, le reste viendra en subvention et aides remboursables. Pour la levée de 500k€ nous avons déjà 200k€ de sécurisés auprès de deux investisseurs. Il nous reste 300k€ à aller chercher. Nous regardons aussi les plateformes de crowdfunding. Soit pour compléter la phase d’amorçage soit pour la fin de phase 2 de commercialisation si nous sommes courts en budget. 

Comment te sens-tu dans cet écosystème entre Nice et Monaco ?
Un pied à Nice, un pied en Principauté. C’est pas toujours simple à vivre. Chacun tire la couverture vers son territoire. J’ai toujours été idéaliste sur ces sujets. Il n’y a pas de question de nationalité dans la vie en générale. On ne choisit pas où l’on naît. Chaque territoire a ses avantages et ses inconvénients. J’ai découvert Monaco professionnellement il y a deux ans et c’est très agréable. Le fait que le territoire soit petit fait que tout le monde se connaît et cela facilite énormément les contacts. Le milieu est bienveillant. La taille du pays est un avantage pour la phase pilote. C’est un véritable laboratoire. Tout le monde parle à tout le monde. Les initiatives sont très partagées entre les nombreux acteurs des deux territoires, ce qui est bien pour nous. 

Comment Nice Start(s) Up peut t’aider ?
Vous nous avez déjà beaucoup aidés. Les mises en relation, j’adore. Le milieu du bâtiment est complètement nouveau pour moi venant d’Amadeus. Avec les fonds d’investissements aussi, ça nous facilite les rencontres. Le partage d’informations est important. J’ai hâte de retrouver les apéros Nice Start(s) Up pour pouvoir échanger avec les autres membres. Cette convivialité nous manque.