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La start-up niçoise Delicity, a créé fin 2020 un service de livraison à domicile plus équitable pour tous, clients, restaurateurs et livreurs. Alexandre Aruchumian déballe le concept…

 

Comment décririez-vous votre entreprise en quelques mots ?

Delicity est un regroupement de fous qui va à l’encontre de Deliveroo et Ubereat et permet aux restaurateurs de vendre en direct à leurs clients, avec une expérience client similaire à celle des plateformes traditionnelles. Nous sommes du côté des restaurants, des alliés pour les aider à se développer et se battre contre l’emprise des géants de la livraison. 

On leur fournit tous les outils pour qu’ils puissent vendre, livrer et gérer leur réservation depuis une interface unique. 

 

Pour vous que signifie être un startupper ?

Être stratupper, c’est avoir une seule volonté le matin et le soir, c’est résoudre un problème pour ta cible. Tous les matins depuis treize mois, on essaye de trouver une solution pour que les restaurateurs puissent rester indépendants, se développer sereinement sur le marché de la livraison, de la commande et de la réservation. Chose qui est impossible aujourd’hui avec les autres plateformes. 

Quand t’es un startupper ton seul objectif, c’est de trouver une solution, de résoudre ce problème-là, ça veut dire être agile. Il ne faut pas vouloir simplement vendre son produit, mais l’adapter au maximum pour qu’il s’adapte le plus rapidement possible à ce que le marché demande, aux problèmes et au retour client. 

Être startupper demande beaucoup d’engagement, de résilience. 

Quand quelque chose échoue, il ne faut pas baisser les bras, il faut changer, continuer, tester, intégrer les critiques du marché et de ses partenaires.

Un startupper, est quelqu’un de passionnée par la résolution d’un problème, sa vie tourne autour de ça. Être un startupper, c’est très dur.

 

Quelle partie de votre travail préférez-vous ?

Tout mon travail ! Je suis en charge de la partie produit, cela me passionne. 

Je suis très porté sur les détails, aller au petit kilomètre en plus, le truc de sorte que les gens vont adorer ce qu’on fait… Notre produit. En général ce que je préfère, c’est créer, la startup c’est génial pour ça. On peut créer, tester plein de choses et si ça ne marche pas on continue à concevoir. 

 

Votre métier en chiffre ?

94 % de satisfaction (clients et restaurateurs), 240 restaurants, 16 000 clients sur Nice.

 

Le mot que vous utilisez le plus ?

Bullshit (pour ne pas tomber dedans).

 

Qu’attendez-vous de l’avenir ?

D’un point de vue entrepreneur, je souhaite que l’univers startup continue à avancer. C’est vraiment une bonne chose qu’on ait deux générations de gens qui soient suffisamment fous pour essayer de résoudre tous les problèmes sur lesquels ils tombent. 

Pour Delicity, je n’attends rien de l’avenir, dans la mesure où c’est nous qui allons décider de ce qu’il va se passer. Personne n’attend que Delicity aille se confronter à Ubereat ou Deliveroo à la Fourchette, par contre on va le faire sur un autre angle d’attaque. 

Et d’un point de vue humain, que la crise sanitaire s’arrête. Cela a fait souffrir suffisamment de gens et surtout nos restaurateurs. On a vraiment beaucoup travaillé avec eux en terme de communication pour les aider. Si un jour l’un de nos restaurateurs ferme, on va très mal le vivre, nous sommes très proches d’eux. Une fois la crise sanitaire passée, on va pouvoir avoir un développement plus sain pour eux et on pourra installer Delicity comme porte de sortie pour ces restaurateurs. 

 

Quel est votre prochain challenge ?

Nous sommes entre deux challenges. 

Le premier est que nous sommes en train d’affronter la structuration de notre offre pour finalement avoir les outils pour scaler. Nous voulons nous étendre et aller sur d’autres villes. On a commencé sur Pau et Antibes, notre objectif est de scaler sur Bordeaux, Lyon et Paris en 2022. 

En parallèle, nous avons un mini challenge en cours : la levée de fonds. Nous faisons en sorte d’avoir les meilleures conditions.

 

Par Aurore Schwartz