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Pleines d’humour et de légèreté, les fondatrices de “Copines de sortie” n’en sont pas moins des chefs d’entreprise comme les autres. Business model et feuille de route en tête, elles fédèrent leur communauté avec en tête la levée de fonds.

Entre votre projet de départ et aujourd’hui, un an après le lancement où en est “Copines de sortie” ?
C’est allé très vite. Notre objectif était de développer la communauté, très très rapidement et c’est ce qui a eu lieu avec 1500 utilisatrices quotidiennes et 30.000 téléchargements de l’application. “Copines de sortie” est implantée à Nice, Paris, Strasbourg, Montpellier. Nous nous sommes ensuite intéressées à la façon de lever des fonds, des financements. On vient d’obtenir un prêt BPI, cela a été notre première réussite pour maintenant structurer la cellule commerciale et continuer à déployer la communauté. En parallèle, on tient notre planning pour une levée de fonds. Notre communauté, très active et très impliquée sur l’application, sur nos réseaux sociaux, nous permet de recueillir des données chiffrées, de constituer une base de données, des datas. On a aussi éprouvé notre business modèle, on a vendu des annonces à des publicitaires pour justifier sa crédibilité. Sur cette base, on prépare un dossier de levée de fonds. Nous sommes en train d’identifier les meilleurs fonds, capables d’être réceptifs à notre idée qui est féminine. La surprise par rapport au départ c’est que nous avons créé une app destinée à mettre les femmes en relation. Aujourd’hui, on évolue vers un projet beaucoup plus grand pour devenir un réseau social féminin.
L’application va intégrer de nouvelles fonctionnalités pour que les femmes échangent sur tout ce qu’elles veulent et pas uniquement sur les sorties. On teste différentes idées en ce moment : vide dressing, business, baby-sitting… On va animer la communauté à travers les forums tout au long des saisons et des besoins des femmes.

Quels sont vos besoins aujourd’hui ?
On a besoin d’être accompagnées par des experts qui nous orientent vers des fonds d’investissement ou carrément une porte d’entrée vers les fonds d’investissement. Sur ce plan là on galère un petit peu. Le chemin n’est pas très très clair pour y arriver y compris sur les ressources dont on a besoin. On est sur le numérique, la data ça intéresse tous nos futurs clients, annonceurs et c’est vrai que là-dessus on est un peu dépourvues. On le fait sur nos compétences en interne, plus de l’intuition, plus un peu de talent mais il nous manquerait des experts. On est entrain de créer une régie publicitaire, cette régie publicitaire elle doit être hyper compétente pour l’instant on n’a pas trouvé la personne qui pourrait nous aider là-dessus.

Se développer dans l’écosystème niçois avec la French Tech Côte d’Azur c’est un plus ?
Nous avons développé notre concept et notre structure ici car nous habitons à Nice toutes les deux. Nice est notre terrain de lancement et d’expérimentation. C’est notre laboratoire,  on teste ici et ensuite on déploie dans le reste de la France.
Pour nous, l’écosystème est constitué de Nice Start(s) Up, de la BPI et du CEEI qui est une source d’informations que cela soit avec les conférences ou encore les séminaires. Si j’ai besoin de ressources je peux m’adresser à eux. Ca fait aussi jouer les réseaux. La proximité avec Nice Start(s) Up est importante. Cela nous aide à activer les leviers nécessaires quand on en a besoin.

Propos recueillis auprès de Patricia Ruelleux, fondatrice de Copines de Sortie