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A l’écoute des artisans, Beeshary leur apporte des solutions numériques pour valoriser et développer leur activité.

Comment est née l’idée de Beeshary ?
Beeshary est née en 2014 après un voyage de plusieurs mois au Bangladesh où je suis partie à la rencontre des artisans locaux pour diffuser le micro-crédit. C’est grâce à cette expérience que j’ai vraiment découvert l’âme du pays, ses savoir-faire, sa richesse à travers ses artisans. J’ai ramené dans ma valise de retour pour la France l’envie de créer du lien entre artisans producteurs locaux et le grand public.  C’est là qu’est née BeeShary: une place de marché de promotions d’artisans de nos régions françaises.  Nous vérifions les certifications d’excellence de nos artisans, la façon dont ils produisent leur produits, la traçabilité de leur matière première et nous leur demandons d’ouvrir leurs portes pour faire profiter le grands public d’ateliers découverte de leurs savoir-faire.

C’est quoi exactement Beeshary ?
La volonté de départ était d’emmener le grand public à découvrir ou redécouvrir nos terroirs et spécificités locales grâce aux artisans producteurs et leurs ateliers.  Puis nos artisans ont souhaité aussi vendre leurs produits sur notre plateforme, nous avons alors développé la marketplace qui accueille près de 250 artisans de la région Sud. En décembre dernier, nous avons remporté un appel d’offres avec la chambre des métiers grâce auquel nous touchons davantage d’artisans producteurs, leur permettant ainsi d’exister dans le paysage digital. L’idée est de reproduire le modèle avec d’autres chambres des métiers et de l’artisanat des autres régions françaises.
En plus de la vente en ligne de produits et d’ateliers artisanaux, nous avons aussi développer les coffrets Beeshary « 100% made in terroir « pour les comités d’entreprises notamment. Nous avons lancé en juillet la bêta de notre application mobile à destination du grand public pour lui permettre de découvrir autour de lui les artisans producteurs, les ateliers et les manifestations locales facilement.

Vous vous êtes installés à Nice, comment vous sentez-vous dans l’écosystème ?
Au départ, je souhaitais créer Beeshary aux Etats-Unis d’où le nom en anglais – BeeShary  (l’abeille qui partage). Puis, Houda, Niçoise et amie de longue date rencontrée sur les bancs de  l’EDHEC  m’a rejoint dans l’aventure, nous avons alors créé la société ici. Cela collait avec nos développements car la région Sud est une terre importante de tourisme et d’artisanat. Nous avons débuté à l’incubateur de l’EDHEC. Nous étions dans notre bulle. Puis nous avons intégré Nice Start(s) Up qui nous a donné une ouverture sur l’écosystème en nous présentant la BPI, le CEEI, la Métropole, qui nous ont aidés à avancer. Nous avons aussi rencontrer d’autres entrepreneurs avec lesquels nous avons pu partager nos expériences.

Comment l’écosystème peut-il vous aider aujourd’hui ?
En nous donnant de la visibilité, en nous aidant à développer notre réseau. 

Propos recueillis auprès de Clara Baglione, fondatrice de Beeshary