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17 ans que AllMySMS diffuse du contenu sur mobile et smartphone. Avec plus de 100 millions de SMS envoyés vers l’étranger, l’entreprise niçoise veut développer ses business units à l’étranger. Une petite niçoise ancrée le monde, une histoire comme on les aime.

Par rapport à ce que tu avais imaginé au départ, 17 ans après vous en êtes où ?
On a démarré avec le milieu de la nuit. Cela a été notre cible pendant 3 ans, ensuite on a eu des demandes de métiers plus traditionnels. C’est à ce moment là que AllMySMS est né. Aujourd’hui on a 10.000 clients, dans tous les secteurs de métiers, en BtoB uniquement. On a fait beaucoup de marketing, les applications mobiles, tout ce qui était SMS premium à la télé avec les votes, les jeux, des applis, des sites. On faisait aussi à l’époque tout ce qui était téléchargement de logos, de sonneries.
En 2012 on s’est recentrés sur notre coeur de métier, l’envoi de SMS en masse, c’est ce qui nous a permis de reprendre de la croissance. Depuis 2012, on fait quasiment + 40% de CA tous les ans.

Qu’est-ce qui a changé dans l’approche marketing depuis 17 ans ?
Aujourd’hui le taux de possession de smartphone est de plus de 87%. Le SMS a évolué entre la technologie GSM et le web. Le SMS est enrichi avec des liens, des images, des photos, des vidéos. Le SMS est rentré dans les moeurs et aujourd’hui plus personne n’est surpris. Il n’y a plus d’évangélisation, ce qui prévaut c’est la vente et se démarquer face à nos concurrents.

Vous vous étiez imaginés aujourd’hui 17 ans plus tard avec Thomas* ?
C’était notre ambition et nous souhaitons encore faire beaucoup plus. On se l’imagine encore, on essaie de rêver. On a des clients en national à l’international. Nous envoyons 50% de notre volume SMS à l’étranger. Ce qui représente à peu près 100 millions de SMS et surtout on a des velléités pour 2020 d’ouvrir des business units à l’étranger.   

Vos besoins aujourd’hui pour vos développements ?
Nous étoffons notre équipe. Nous sommes dans une période d’investissement que cela soit sur les hommes, les technologies, le développement à l’étranger. La boîte est saine, elle fonctionne bien maintenant il faut que l’on investisse.

Comment l’écosystème peut vous aider ?
La stratégie, même si on est bien entourés. Nous sommes niçois et localement nous voulons renforcer nos positions. C’est toujours intéressant de discuter avec l’écosystème local, de connaître les besoins et attentes, de voir ce que font les autres. Pas forcément dans notre secteur de marché d’ailleurs. C’est compliqué de toujours être au courant de tout ce qui se passe, les nouvelles technologies, les nouveaux marchés. C’est toujours intéressant de sentir le pouls de ce qui se passe et sans aller à 10.000 kilomètres pour comprendre et s’enrichir de l’expérience des autres.

La French Tech Côte d’Azur, la labellisation c’est important pour toi ?
C’est important pour toutes les entreprises de l’innovation, ça éclaire les entreprises qui sont dans le 06. Nous en avons besoin. Cédric Messina, (Président de la French Tech Côte d’Azur, NDLR), disait qu’il y a très peu de grosses PME aujourd’hui à Nice. C’est la vérité, il faut comprendre pourquoi et avoir cet éclairage du national sur nous pour en sortir quelques uns du lot. Aujourd’hui notre entreprise fonctionne mais nous ne sommes pas gros. Il faut comprendre pourquoi chez nous à Nice, il n’y en a aucun qui le devienne. A la fois du point de vue du nombre de collaborateurs mais aussi en terme de chiffre d’affaires. Il y a aussi la façon de travailler avec les grandes entreprises locales, les grands groupes. C’est incompréhensible qu’ils ne fassent pas travailler les petits locaux qui innovent. Au moins qu’ils nous mettent en compétition.

*Thomas Fauq co-fondateur et CTO de AllMySMS (NDLR)

Propos recueillis auprès de César Camy, co-fondateur de AllMySMS